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Batman : un modèle de résilience ?

  • 26 déc. 2021
  • 2 min de lecture

Et si le célèbre héros Batman était, dans la culture populaire, un modèle de résilience dont il nous montre les différents aspects ? Explications.




D'abord, qu'est-ce que la résilience ? Si nous avons aujourd'hui tous entendu parler de ce mot, parfois utilisé à tort et à travers, nous le devons essentiellement au neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Le concept de résilience ou « l’art de naviguer entre les torrents », c'est cette faculté qui n’est pas innée, mais qui trouve ses racines dans l’enfance, et dans la relation que les parents entretiennent avec leur enfant.


Le petit Bruce semble avoir vécu une enfance de rêve. Fils unique d'un couple de milliardaires, il ne manque de rien sur un plan matériel, comme affectif. Mais l'enfant va subir un premier traumatisme le jour où il tombe dans un puit qui va stimuler et faire tourner autour de lui des centaines de chauves-souris. C'est le traumatisme originel de Bruce Wayne.


Quelques temps plus tard, ses parents et lui se rendent à l'opéra où un acte représente ... des chauves-souris en mouvement sur la scène. Cet acte réactive l'angoisse traumatique de Bruce qui supplie ses parents qui finissent par sortir de l'opéra avec lui pour se retrouver, la nuit, dans une petite rue sombre et isolée. C'est là qu'un individu armé les menacera pour les voler, et finira par tuer les deux parents du petit Bruce qui deviendra ainsi orphelin.


L'enfant fait donc face au deuil, à la solitude, à l'incompréhension, mais aussi et surtout à la culpabilité du survivant : n'est-ce pas de sa "faute" si ses parents sont morts ? S'il n'avait pas eu peur des chauves-souris et s'était laissé dominer par elle, son père et sa mère seraient encore vivants auprès de lui.



Il existe pourtant des facteurs de résilience.

D'abord endogènes, c'est-à-dire les ressources internes du jeune Bruce.

Celui qui deviendra Batman est d'abord décrit comme très intelligent. Dommage pour ceux qui ne bénéficient pas des mêmes facultés intellectuelles, mais cet élément est considéré comme un facteur important dans le processus de résilience.

Mais ce qui est possible pour tout à chacun et constitue un second élément, c'est de donner un sens altruiste à sa vie, ce que fera Batman en transcendant sa culpabilité par l'assistance aux personnes sans défenses. Ce même altruisme qui vient renforcer une image positive de soi-même ; là aussi faisant partie du processus de résilience. Endosser le rôle de justicier, ce qui le positionne du côté des gentils, dans le "camp du bien", participe à la reconstruction de soi par les valeurs auxquelles il se réfère.





Ensuite, les facteurs exogènes :

- L'alliance avec la police et en particulier le commissaire Gordon qui fait systématiquement appel à lui par le fameux Batsignal qui vient valoriser le narcissisme - non pathologique - du justicier.

- le "tuteur de résilience", concept clé de cette théorie, est ici assuré par le tuteur même de Bruce Wayne, le majordome Alfred Pennyworth. Il est le garant de l'histoire et des valeurs familiales et il veille à l'épanouissement du jeune homme comme du superhéros.

Les sentiments qui unissent les deux hommes sont réels et c'est aussi ce qui rend possible cet étayage pour la personne ayant vécu l'épisode traumatique.






 
 
 

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